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Messages instantanés
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Jeune fille, l'amour, c'est d'abord un miroir Où la femme coquette et belle aime à se voir, Et, gaie ou rêveuse, se penche ; Puis, comme la vertu, quand il a votre cœur, Il en chasse le mal et le vice moqueur, Et vous fait l'âme pure et blanche ;

Puis on descend un peu, le pied vous glisse... - Alors C'est un abîme ! En vain la main s'attache aux bords, On s'en va dans l'eau qui tournoie ! - L'amour est charmant, pur, et mortel. N'y crois pas ! Tel l'enfant, par un fleuve attiré pas à pas, S'y mire, s'y lave et s'y noie.
Victor HUGO (1802-1885)

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Les caresses des yeux
Les caresses des yeux sont les plus adorables ; Elles apportent l'âme aux limites de l'être, Et livrent des secrets autrement ineffables, Dans lesquels seul le fond du cœur peut apparaître.

Les baisers les plus purs sont grossiers auprès d'elles ; Leur langage est plus fort que toutes les paroles ; Rien n'exprime que lui les choses immortelles Qui passent par instants dans nos êtres frivoles.

Lorsque l'âge a vieilli la bouche et le sourire Dont le pli lentement s'est comblé de tristesses, Elles gardent encor leur limpide tendresse ;

Faites pour consoler, enivrer et séduire, Elles ont les douceurs, les ardeurs et les charmes ! Et quelle autre caresse a traversé des larmes ?
Auguste ANGELLIER

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La tranquille habitude aux mains silencieuses Panse, de jour en jour, nos plus grandes blessures ; Elle met sur nos cœurs ses bandelettes sûres Et leur verse sans fin ses huiles oublieuses ;

Les plus nobles chagrins, qui voudraient se défendre, Désireux de durer pour l'amour qu'ils contiennent, Sentent le besoin cher et dont ils s'entretiennent Devenir, malgré eux, moins farouche et plus tendre ;

Et, chaque jour, les mains endormeuses et douces, Les insensibles mains de la lente Habitude, Resserrent un peu plus l'étrange quiétude Où le mal assoupi se soumet et s'émousse ;

Et du même toucher dont elle endort la peine, Du même frôlement délicat qui repasse Toujours, elle délustre, elle éteint, elle efface, Comme un reflet, dans un miroir, sous une haleine,

Les gestes, le sourire et le visage même Dont la présence était divine et meurtrière ; Ils pâlissent couverts d'une fine poussière ; La source des regrets devient voilée et blême.

A chaque heure apaisant la souffrance amollie, Otant de leur éclat aux voluptés perdues, Elle rapproche ainsi de ses mains assidues, Le passé du présent, et les réconcilie ;

La douleur s'amoindrit pour de moindres délices ; La blessure adoucie et calme se referme ; Et les hauts désespoirs, qui se voulaient sans terme, Se sentent lentement changés en cicatrices ;

Et celui qui chérit sa sombre inquiétude. Qui verserait des pleurs sur sa douleur dissoute, Plus que tous les tourments et les cris vous redoute, Silencieuses mains de la lente Habitude.
Auguste ANGELLIER

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Regarder un atome le change, regarder un homme le transforme,
regarder l'avenir le bouleverse. Gaston Berger

Le regard est la grande arme de la coquetterie vertueuse.
On peut tout dire avec un regard, et cependant on peut toujours nier un regard. Stendhal

Le regard ne s'empare pas des images, ce sont elles qui s'emparent du regard.
Elles inondent la conscience. Franz Kafka

La beauté c'est quelque chose dans le regard qui exprime l'intelligence,
et l'intelligence c'est quelque chose dans le regard qui exprime la beauté. Bernard Werber

L'homme fier a toujours un regard condescendant sur les choses et les gens :
et bien sur, aussi longtemps que vous regardez vers le bas,
vous ne pouvez voir au dessus de vous. C.S. Lewis

Un regard est dans tout pays un langage. George Herbert

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Ecoutez cet air C'est l'histoire banale De ce ver de terre Amoureux d'une étoile Histoire d'enfant Qui souvent fait pleurer Les grands

Deux petits chaussons de satin blanc Sur le cœur d'un clown dansaient gaiement Ils tournaient, tournaient, tournaient, tournaient Tournaient toujours Plus ils tournaient, plus il souffrait du mal d'amour Deux petits chaussons et par dessus Les plus jolis yeux que l'on ait vus Sous de longs cheveux légers, légers Et qu'il était bien obligé d'aimer

Le nez vermillon Le chapeau sur la tempe Comme un papillon Sous les feux de la rampe Le soir, il jouait Mais tandis que les gens Riaient ...

Deux petits chaussons de satin blanc Sur le cœur d'un clown dansaient gaiement Ils ont tourné, tourné, tourné qu'un soir d'été Le cœur du clown trop essoufflé s'est arrêté Deux petits chaussons de satin blanc Sur le cœur d'un clown dansaient gaiement A vingt ans, l'on ne sais pas toujours Que même un clown, ça peut mourir d'amour !
Paroles: Jacques Larue. Musique: Charles Chaplin 1953

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Dans les flots de nos larmes Où nous vivons en peine Âmes sœurs, âmes seules Nous sommes les sirènes Loin des rivages, des hommes L'eau salée nous enchaîne

Entends-tu ma voix qui monte? Vers toi qui ne vois Que celles qui ont des jambes Entends-tu ma voix qui monte? Vers toi qui regardes A la place d'écouter Ne vois pas mes écailles de poisson Si jolies Mais qui ne te plaisent pas

Écoute le chant des sirènes Écoute le chant des sirènes pour toi C'est ma voix

Entends-tu les jambes de ma voix Qui courent vers toi Et se nouent autour de toi? Entends-tu les jambes de ma voix Qui dansent pour toi Et te garde au creux de moi? Ressens-tu l'étreinte de ma voix Longue voix vêtue de bas de soie?
Paroles: Robert, Amélie Nothomb. Musique: Mathieu Saladin 2002

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J'ai pensé qu'il valait mieux Nous quitter sans un adieu. Je n'aurais pas eu le cœur de te revoir... Mais j'entends siffler le train, Que c'est triste un train qui siffle dans le soir...

Je pouvais t'imaginer, toute seule, abandonnée Sur le quai, dans la cohue des "au revoir". Et j'entends siffler le train, Que c'est triste un train qui siffle dans le soir...

J'ai failli courir vers toi, j'ai failli crier vers toi. C'est à peine si j'ai pu me retenir ! Que c'est loin où tu t'en vas, Auras-tu jamais le temps de revenir ?

J'ai pensé qu'il valait mieux Nous quitter sans un adieu, Mais je sens que maintenant tout est fini ! Et j'entends siffler ce train, J'entendrai siffler ce train toute ma vie...
Richard Anthony

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Bien enfuie sous ma couette, plongée dans un doux sommeil, Soudain des voix m’extirpent de mes rêves ! Avec difficulté j’ouvre les yeux et regarde vers le réveil,
Pas de doute il est l’heure de se lever, Avec dans les oreilles cette drôle de chanson, J'ai la rate Qui s'dilate J'ai l'pylore Qui s'colore J'ai l'gésier Anémié…
Les yeux a demi ouvert, la tête dans le flou, me voilà debout,
Tout en cherchant mes pantoufle j’ai voulu avancer, Et me voilà partie dans une embardée, Stoppée par la porte fermée où j’ai bien failli me fracasser le nez !
Cette fois bien éveillée je me dirige vers l’escalier, Aieee ! patatra ! J’ai raté la marche et c’est sur mes fessiers que j’ai dégringolé ! A demi sonnée je vérifie si je n’ai rein de cassé !
Ouf je suis toujours entière ! Juste de gros hématomes qu’il va falloir soigner, Apres toutes ces émotions matinal un bon café va me remettre sur pieds ! Mais voilà au moment de mettre le café à couler plus d’électricité !
Je décide alors de retourner me coucher, Sous la couette la tête sur l’oreiller je passerai la journée ! Dans mon lit il ne devrait rien m’arriver !
Bien enfuie sous ma couette, plongée dans un doux sommeil, Soudain des voix m’extirpent de mes rêves ! Avec difficulté j’ouvre les yeux et regarde vers le réveil,
Pas de doute c’est l’heure de se lever, Avec dans les oreilles une jolie musique bien rythmée, C’est alors que je m’aperçois que cette journée catastrophe je venais de la rêver !
Croyez moi c’est un rêve a ne pas faire Car toute la journée vous allez vous demander se qui va bien pouvoir vous arrivez ! Ne dit on pas que les rêves sont souvent prémonitoires !
Claire(claire005)
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J’aime,
J’aime l’obscurité, ça m'aide à rêver. Même à l’impossible. J'aime méditer sur le son que produit le silence il m'apaise doucement.
J'aime être seule pour me retrouver, ça m'aide à m’apprivoiser. J'aime tout ce qui est tendre et fragile, immortel et tangible. J'aime le doux bruit d'un murmure qui inspire mon âme.
La caresse du vent dans mes cheveux, le désir très fort de voir tes yeux. Le chant paisible d'un ruisseau, une caresse sur ma peau. Le calme matinal et l'harmonie, le rêve de l’infini. Les surprises et l'imprévu, tout ce qui me fait vibrer par l'intérieur.
Les bras d'un enfant tendus vers moi. Le bruit du vent dans les feuilles. Le parfum des roses. La profondeur des choses. Une douce promenade au bord de l'eau.
Et le doux murmure d'un "je t’aime". Flottant virtuellement sur un nuage. Qui arrive bien au-delà de l'océan.
Quarante années ont passé. Et je n'ai jamais réussi encore à détester. Pourtant, beaucoup de choses m'ont blessée. Heureusement, Dieu m'a donné la possibilité de pardonner.

Je n'aime pas :
La médiocrité, c’est un crime contre l'humanité. Les gens qui parlent haut et fort, ils blessent mon âme. L'hypocrisie et la mesquinerie. La violence et la mort.
Ceux dont l'orgueil est maître, ils ne sont capables d'aucune larme. Ceux qui croient tout savoir, ils n'ont rien à m’apprendre. Ceux qui ne croient en rien, et qui se suffisent à eux-mêmes.
Ceux qui ne pensent qu'au matériel. Ceux qui font pleurer un enfant. Ceux qui maltraitent les animaux. Ceux qui ne respectent pas la nature.
Ne vous étonnez pas, si j'ai crucifié mon passé en croix. En souhaitant de toutes mes forces survivre dans une réalité. Qui n'est pas toujours jolie. Et pour avoir compris que tous les paradis ont leurs frontières
Oui, maintenant j'ai compris...
Claire(Claire005 écris le 15/02/2006)
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Cette nuit j'ai rêvé
Cette nuit j’ai rêvé que j’étais au pays des fées, Et lorsque je me suis éveillée, Devant mes yeux brillaient des étoiles par millier, Toutes mes pensées étaient restées aux pays enchanté, Nul doute que j’aurai tant voulu y rester,

Pays où tout est amour, douceur, tendresse et amitié, Pays où jamais le soleil ne brille pas une journée, Pays où toutes les nuit le ciel est étoilé, Pays où vivre j’aurai tant aimé,

Cette nuit j’ai rêvé que j’étais au pays des fées, Et lorsque je me suis éveillée, Sur la plus haute branche sur un arbre perché, Un petit oiseau se mit à chanter, Nul doute qu’il venait du pays des fées,

Pays où pour seule mélodie les oiseaux vous écoutez chanter, Pays où le chant du rossignol vient vous bercé, Pays où tous les oiseaux sont joliment colorés, Pays où ce joli pinson aurait dû rester,

Cette nuit j’ai rêvé que j’étais au pays des fées, Et lorsque je me suis éveillée, Je n’avais qu’une envie, celle d’y retourner, Et se petit oiseau avec moi emmener.
Claire(Claire005)
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